<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Carnet de bord : Vivat la danse</title>
	<link>https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/spip.php?id_mot=78&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Carnet de bord : Vivat la danse</title>
		<url>https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1772805946</url>
		<link>https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La Maladresse</title>
		<link>https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/La-Maladresse-169</link>
		<guid isPermaLink="true">https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/La-Maladresse-169</guid>
		<dc:date>2018-02-03T17:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> par Marie Pons </dc:creator>


		<dc:subject>La Maladresse</dc:subject>
		<dc:subject>Myl&#232;ne Benoit</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;lia Gondol</dc:subject>
		<dc:subject>Puce Moment</dc:subject>
		<dc:subject>Marie Pons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On entre et on s'assoit en tailleur sur le sol, une l&#233;g&#232;re odeur d'encens flotte dans l'air. Au loin, un petit dieu garde la for&#234;t de c&#226;bles qui court entre les deux musiciens-chamanes du groupe Cercueil / Puce Moment. C&#233;lia Gondol s'avance et d&#233;livre des notes retenues dans sa bouche puis l&#226;ch&#233;es dans l'air. Le chant perle comme des gouttes d'une eau fra&#238;che et claire, il r&#233;sonne dans cet espace ritualis&#233; - &#233;tendue blanche, assises noires, large feuille d'or planant au-dessus de la salle. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/-Les-billets-" rel="directory"&gt;Les billets&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/+-La-Maladresse-+" rel="tag"&gt;La Maladresse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/+-Mylene-Benoit-+" rel="tag"&gt;Myl&#232;ne Benoit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/+-Celia-Gondol-+" rel="tag"&gt;C&#233;lia Gondol&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/+-Puce-Moment-+" rel="tag"&gt;Puce Moment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://vivatladanse2018.carnetdebord.xyz/+-Marie-Pons-78-+" rel="tag"&gt;Marie Pons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On entre et on s'assoit en tailleur sur le sol, une l&#233;g&#232;re odeur d'encens flotte dans l'air. Au loin, un petit dieu garde la for&#234;t de c&#226;bles qui court entre les deux musiciens-chamanes du groupe Cercueil / Puce Moment. C&#233;lia Gondol s'avance et d&#233;livre des notes retenues dans sa bouche puis l&#226;ch&#233;es dans l'air. Le chant perle comme des gouttes d'une eau fra&#238;che et claire, il r&#233;sonne dans cet espace ritualis&#233; - &#233;tendue blanche, assises noires, large feuille d'or planant au-dessus de la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa voix, ce chant japonais qui monte du ventre, C&#233;lia Gondol d&#233;ploie sa danse qui est adress&#233;e avec une grande douceur - cela passe par la d&#233;tente du visage, une souplesse dans les yeux - aux membres du public qui l&#232;vent tour &#224; tour des visages attentifs vers elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose d'un sentiment pr&#233;cieux, un moment fragile que le moindre de nos gestes pourrait briser. On a le sentiment que le voyage au Japon effectu&#233; par l'&#233;quipe a color&#233; &lt;i&gt;La Maladresse&lt;/i&gt; d'une douceur venue &#233;quilibrer les mouvements dysfonctionnels et involontaires qui &#233;taient la mati&#232;re de d&#233;part de cette danse l&#224;. On a le sentiment que le corps de C&#233;lia Gondol, grande interpr&#232;te, a compil&#233;, appris, agenc&#233; un grand vocabulaire gestuel pour en d&#233;livrer un pr&#233;cipit&#233; tout en bras fluides et ondulants, colonne serpentine et t&#234;te toujours mobile, balanc&#233;e de droite &#224; gauche. Elle est travers&#233;e autant qu'elle laisse passer images, sensations, sentiments. Elle danse en renouvelant toujours la source du geste, si bien qu'on ne se lasse pas de cette danse minimale qui en devient fascinante, mue par ses bras qui captent et agitent les particules de l'air tout autour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-dessus, la lumi&#232;re ondule, de micro-orages &#233;clatent au plafond, leurs &#233;clats se refl&#232;tent dans l'or suspendu. Une mont&#233;e en puissance de la musique nous enveloppe tout &#224; fait, soutenue par le chant de P&#233;n&#233;lope Michel qui s'&#233;l&#232;ve &#224; son tour. La puissance tellurique du son qui envahit l'atmosph&#232;re chasse la danseuse pour laisser place &#224; une vacance du geste. L'air s'&#233;paissit, un instant de communion se tente. Puis un bleu ultra-violet tombe du ciel et s'inscrit &#224; lui-seul comme une troisi&#232;me et ultime partie de cette &lt;i&gt;Maladresse&lt;/i&gt; japonaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de Myl&#232;ne Benoit se tisse dans la construction d'une atmosph&#232;re o&#249; la musique, la danse, la lumi&#232;re, les couleurs coexistent &#224; une importance &#233;gale pour cr&#233;er une proposition chor&#233;graphique. Avec &lt;i&gt;La Maladresse&lt;/i&gt; elle livre sa pi&#232;ce la plus concentr&#233;e, minimale, pr&#233;cise et de fait sensible. En forme de ha&#239;ku en trois temps, la pi&#232;ce surprend pour qui aura assist&#233; &#224; des &#233;tapes de travail, lors de Vivat la danse en janvier 2017 par exemple. Du mat&#233;riau brut puis&#233; dans les mouvements involontaires, tics et autres sympt&#244;mes qui font du geste des gesticulations incontr&#244;lables, la ma&#238;trise qui se d&#233;gage de l'ensemble t&#233;moigne de la bifurcation qu'aura pris le travail en Orient. Pour arriver &#224; quelque chose d'essentiel dont l'origine devient invisible, incorpor&#233;e, minime. Que reste t-il de maladroit ici ? Elle seules le savent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
